Que fait-on en cours de tai ji quan?

Posted by fx on Déc 1, 2010 in Non classé |

Du tai ji quan, bien sûr. Mais encore ?

Sans prétendre le moins du monde résumer ce que disent de longs ouvrages mieux documentés ni expliquer en quelques lignes ce que seule une longue pratique peut éclairer, et sans croire, non plus, détenir une quelconque vérité sur ce qu’est le taiji, essayons du moins de présenter au novice la façon dont nous l’approchons à l’IAMC.

Pour toute précision sur ce point, vous pouvez également consulter notre FAQ ou nous contacter, mais le mieux est encore de venir essayer un cours avec nous…

 
I. Quelques généralités

Essentiellement connu « en occident » et souvent pratiqué en Chine comme un exercice de santé, le tai ji (ou taï chi) est d’abord un art martial. Un art martial dit « interne » car reposant moins sur l’usage de la force que sur un travail « énergétique » de maîtrise du corps.

Très concrètement, et pour tenir un propos indéniablement réducteur mais aussi clair et peu mystique que possible, il s’agit de travailler dans un objectif martial sur :
– le placement et le déplacement du corps (maîtrise du poids, du centre de gravité, de l’ancrage au sol et de l’axe du corps) ;
– l’inscription du corps dans l’espace (capacité à percevoir et à défendre son espace) ;
– la coordination des mouvements entre eux (par exemple : coordination des mains et des pieds, des coudes et des genoux) et des mouvements avec (ou par) la respiration ;

Et par ce travail, de parvenir à un mouvement harmonieux et efficace en s’appuyant sur les notions chinoises aussi fameuses que galvaudées de yin (souplesse, acceptation) et de yang (fermeté, action). En chinois, tai ji désigne le « faîte suprême » : le mouvement et l’alternance du yin et du yang .

Ces principes très généraux se retrouvent dans les différentes écoles de tai ji, que nous n’allons pas détailler ici d’autant qu’elles ont chacune leur histoires, leurs sous-écoles et leurs spécificités. – mais vous trouverez tout cela ailleurs sur Internet, à commencer par cette page wikipédia sur le sujet.

 
II. Nous à l’IAMC…

L’école la plus connue en occident est l’école Yang (du nom de son créateur : il n’y a pas de lien avec le yin-yang que nous venons d’évoquer) et, ne serait-ce que pour cette raison, c’est celle que nous étudions en priorité à l’IAMC.

Toutefois, notre style de référence en wu shu – le tai ji meihua tang lang (les mots ont un sens !) présentant une étroite parenté avec l’école Chen, plusieurs ouvertures sont faites sur cette école au fil des cours, en mettant principalement l’accent sur des techniques martiales de bases (par exemple, le détournement de la force, certaines méthodes de luxation (ou chin na) ou, pour un niveau avancé, les fajing qu’il serait un peu long de définir ici).

Dans un cas comme dans l’autre, nous mettons d’abord et avant tout l’accent sur l’idée de « méthode pratique ». Qu’il s’agisse du tai ji Yang, du tai ji Chen, ou du tai ji meihua, nous nous efforçons de garder en vue l’optique martiale des techniques étudiées – étant entendu que « martial » ne veut, en l’occurrence surtout, pas dire « brutal ».

Si certaines écoles font le choix de privilégier les « formes » – enchaînements codifiés de mouvements pratiqués dans le vide, comme « la forme des 24 » ou la « forme des 48 » – nous nous en différencions en mettant également l’accent sur la signification martiale de ces mouvements : leur(s) application(s).

 
III. Composition d’un cours type

Rien n’est figé, surtout lorsque l’on parle de tai ji, mais voici quelques éléments qui pourront vous donner une idée de la façon dont nous travaillons :

– Un cours commence en général par des exercices de mise en condition : échauffement, mais aussi et surtout étirements, et exercices de base (travail des positions – cinq pas du taiji – et travail de la marche – là encore, un peu délicat à expliquer ici).

– Travail des formes / des mouvements codifiés (par exemple : exécution de la forme des 24, ou travail approfondi sur l’un des mouvements qui la composent). Au fil du temps, les étudiants sont invités à découvrir de nouvelles formes, y compris certaines formes avec arme (forme d’épée par exemple).

– Travail avec un partenaire de l’application martiale des mouvements de forme étudiés (où l’on découvre par exemple comment, avec de la pratique, « les mains qui se meuvent comme les nuages » peuvent également projeter un adversaire au sol).

Enfin, au-delà de ces temps forts, relativement incontournables, un cours peut également comprendre :
– des exercices de tai ji empruntés à l’école Chen ou liés à notre style de wushu.
– le travail du tui shou (méthodes dites de la main collante)
– des exercices ou des formes de qi gong (gymnastique énergétique chinoise).

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